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L’Afrique : les épreuves face aux tempêtes

Dans une série de billets, nous avons tenté d’indiquer des pistes aptes à nous préparer aux temps durs qui pointent à l’horizon.

A cet égard, rien n’est plus important, dans cette période de tempêtes, que le fil à plomb de la réflexion. Il faut réfléchir, apprendre pour comprendre, dessiner et concevoir avant d’agir. Ces étapes sont des exercices indispensables à toute prise de décision judicieuse. Trop longtemps, trop souvent, nous avons géré tout et diriger tous, sans boussole et dans la servitude et l’injustice. C’est pourquoi nous nous heurtons, tôt ou tard, aux murs implacables des multiples impasses et subissons la sempiternelle contre productivité du congénital recommencement. Certains partent jusqu’à dire que « l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire ». Quoiqu’on puisse penser de cette outrance elle n’est pas fondamentalement différente de ce que disait, avec prégnance, René Dumont « l’Afrique est mal partie ». Toutes deux renvoient aux errements, aux ratés, aux turpitudes. L’infantilisation outrancière de la gestion de notre avenir donne raison aux tenants de ce genre de raccourcis. Jamais, nous n’avons inspiré confiance que par intermittence, avant de sombrer. Les histoires récentes de quelques états africains confirment cette malédiction.

Autour de chacun d’entre nous, les urgences sont là, enchevêtrées. La plus lourde de ces urgences est l’indispensable construction de notre destin, de nos destins. Analyser notre histoire heurtée en cours doit se faire à la lumière de notre passé et des lames de fond qui nivellent graduellement nos sociétés. C’est, par ce biais, que nous ferons des choix judicieux et raisonnés.

Au-delà des idées déclinées tout au long du blog, il s’agit ici, d’insister sur la liberté. C’est en créant des sociétés de liberté que nous dessinerons de nouvelles perspectives sur la base de projets collectifs de transformation sociale à long terme.

La liberté serait couplée, dans ce schéma, à une double exigence : la responsabilité et la solidarité.

La mondialisation est un processus quasi irréversible. Elle aura été foudroyante, dure et parfois bénéfique. En tout état de cause, on ne peut s’en soustraire. On met souvent l’accent sur sa dimension économique, au demeurant importante, par rapport aux aspects culturels, technologiques et idéologiques.

Or, ce sont précisément ces dimensions qui sont les plus heureuses : accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, progrès techniques et technologiques et surtout les valeurs universelles à essentialiser dans notre nécessaire refondation (démocratie, liberté, équité).

En effet, quelle que soit la lecture que d’aucuns font de ces valeurs elles sont aujourd’hui incontournables dans la gestion des rapports humains. C’est le cœur même de la mondialisation heureuse. On ne saurait gouverner sainement dans la servitude et la tyrannie. La nouvelle Afrique doit être démocratique, respectueuse des droits humains, solidaire et conquérante.

Dans le monde globalisé, les africains doivent privilégier la solidarité comme valeur fondatrice de la gouvernance recherchée. Celle-ci doit se nourrir d’une série de volontés : volonté d’adaptation et de résistance à la mondialisation, volonté de préparation de l’avenir, volonté d’émancipation globale et structurante. C’est à ce prix que nous pourrions espérer naviguer au mieux de nos intérêts dans la mer des tempêtes.

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