Les grandes crises exacerbent les tensions. L’affaissement économique actuel n’échappe pas à cette règle.

Or, comme nous l’avions dit et écrit, les schismes religieux, géopolitiques ethniques et idéologiques sont prêts d’atteindre leur point d’incandescence.

Le rapport de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique sur le nucléaire iranien publié hier n’a fait qu’attiser un brasier déjà, à son comble. Au-delà, des discours guerriers, nous savons que la messe est dite depuis des lustres : Aucun Etat autre qu’Israël ne doit disposer de l’arme atomique, au Proche et Moyen Orient.

Si, tout le monde s’accorde sur le bannissement, à jamais, des armes atomiques, on ne saurait se voiler la face : l’Etat Hébreux doit fournir des efforts pour contribuer à pacifier ses rapports avec ses voisins. Il doit faire preuve de responsabilité et d’humilité.

Le conflit israélo-arabe est au cœur du débat. Il est à l’origine de tant de haine, de violence, de malheur et d’incompréhensions.

Depuis, l’arrivée de la droite israélienne au pouvoir, avec Sharon puis Netanyahou, tout est bloqué. Les accords de paix sont piétinés. Tout bon sens est exclu du raisonnement. Le Président Abas, symbole de cette frange tolérante et laïque des dirigeants palestiniens, aura été humilié, chaque jour, face à un peuple meurtri. La construction de colonies en Cisjordanie épanche les germes de la future destruction collective.

Cette arrogance contreproductive conduira, tôt ou tard, au désastre. Beaucoup de patriotes israéliens se battent pour la paix. Ils savent que leur devenir est lié à celui des palestiniens, à la naissance de deux états amis, à deux peuples vivant en peux et dans le respect mutuel.

Le temps des décisions courageuses est arrivé. Les propos prêtés au Président Sarkozy en disent long sur l’exaspération de tous face à cet aveuglement qui conduira à l’abîme collectif.

N’oublions pas que l’une des plus grandes menaces sur la paix et la stabilité du monde réside ici. A lui seul, ce conflit recèle des sources de graves déflagrations de grande magnitude.

Beaucoup de haine et de violence insoupçonnées en découlent, à tort ou à raison. L’interconnexion de ce conflit avec la prolifération de l’intolérance et de nombreuses phalanges, bras armés du terrorisme de masse, est notoire sauf pour ceux qui sont aveuglés par la suffisance et la vanité.

Or, dans l’ecclésiaste on lit « Tout est vanité et pâture de vent ». Voir le Guide libyen sortir d’un égout était impensable. Négocier et rechercher la paix pendant l’éphémère phase de puissance est la seule garantie d’une sortie juste d’une crise. La configuration actuelle du Proche et du Moyen Orient n’est pas intangible. Les lignes bougeront quoi qu’il arrive. La sagesse incite à la négociation de la paix des braves et des responsables face à l’histoire.